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Peuple sami et tourisme : ce qui est sami, et ce qui n'en est que le costume

Rovaniemi n'est pas en territoire sami, et le Parlement sami a adopté en 2018 des principes qui visent explicitement le tourisme qui exploite sa culture. Les chiffres, les critères de tri, et où aller pour rencontrer une culture vivante.

Par Camille Rousset10 septembre 202611 min de lecture
Peuple sami et tourisme : ce qui est sami, et ce qui n'en est que le costume

Le peuple sami est le seul peuple autochtone de l'Union européenne. Il compte 80 000 à 100 000 personnes réparties sur quatre pays, dont environ 10 000 en Finlande.

C'est aussi la culture la plus vendue de Laponie, et celle qui a le moins son mot à dire sur ce qui se vend en son nom. Le Parlement sami a fini par publier ses propres règles pour tenter de reprendre la main.

Cette page répond à trois questions dans l'ordre : qui sont les Samis aujourd'hui, pourquoi une grande partie des prestations dites samies n'en sont pas, et où aller si c'est cette culture que vous venez chercher.

Fjelds enneigés et forêt aux couleurs d'automne dans le nord de la Laponie finlandaise

Qui sont les Samis, et combien sont-ils ?

Les Samis vivent dans le nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande, ainsi que sur la péninsule de Kola en Russie. Leur territoire traditionnel porte un nom propre, Sápmi, qui couvre environ 400 000 km².

Sápmi ne se superpose pas aux régions administratives appelées Laponie. Le territoire sami descend plus au sud en Norvège et en Suède, et inversement la Laponie finlandaise inclut de vastes zones qui n'en font pas partie.

En Finlande, ils sont environ 10 000, installés principalement dans les communes du nord, mais aussi ailleurs dans le pays. Ils sont minoritaires même à l'intérieur de leur propre territoire d'origine.

La région de Lappi compte environ 1 500 locuteurs de langues sames, contre environ 165 000 finnophones. Nos sources parlent de « plusieurs langues samies » sans en donner le décompte, nous ne l'inventons donc pas ici.

Un point à retenir avant tout le reste : la Laponie n'est pas homogène et n'est pas samie. Elle est majoritairement peuplée de Finlandais, de Suédois, de Norvégiens et de Russes non samis, comme le détaille notre page sur où se trouve la Laponie.

Où commence le territoire sami ?

La question a une réponse juridique, et elle est nette. La loi finlandaise définit un territoire d'origine sami, la saamelaisten kotiseutualue, dont les limites ne se discutent pas.

Il comprend Enontekiö, Inari, Utsjoki et le nord de Sodankylä. C'est là, et seulement là, que les Samis disposent de droits spécifiques : représentation, autonomie culturelle, droits linguistiques.

Rovaniemi n'en fait pas partie. La ville est la capitale administrative de la région de Laponie et le principal centre touristique du pays, mais elle est située nettement au sud de cette limite, et il n'y a pas de communauté samie locale.

Cette distinction n'est pas un détail de vocabulaire. C'est elle qui explique le grief central : un folklore sami vendu à grande échelle là où il n'existe pas de communauté samie pour en contester la forme.

Photochrome de la fin du XIXe siècle montrant une famille samie devant deux tentes lávvu, image d'archive légendée à l'époque « Lappen Familie »

Pourquoi vaut-il mieux éviter le mot « lapon » ?

Le mot « Laponie » se décompose en « Lapp » et en vieux norrois land : la terre des Lapps. « Lapp » est un nom donné de l'extérieur par les Scandinaves, ce que les linguistes appellent un exonyme.

Les étymologies proposées sont toutes dévalorisantes : un vieux suédois signifiant « pièce, chiffon », un mot proche du finnois lape désignant la périphérie, ou un terme germanique médiéval voulant dire « simple d'esprit ».

Il est aujourd'hui largement perçu comme offensant, particulièrement en Norvège et en Suède. Des voix samies contemporaines, dont l'essayiste Petra Laiti, qualifient ouvertement de racistes les mots « Lapland » et « lappalainen ».

L'usage recommandé est simple et suffit dans tous les cas : « les Samis » pour les personnes, « Sápmi » pour leur territoire traditionnel. « Laponie » reste correct pour la région géographique et pour les régions administratives des quatre États.

Le Parlement sami, ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas

Le Sámediggi siège à Inari, dans le centre culturel Sajos. La Constitution finlandaise de 1999 reconnaît aux Samis le droit de maintenir et de développer leur langue et leur culture, et leur accorde une autonomie culturelle dans leur région d'origine.

Cette autonomie porte sur la langue, l'éducation et la culture. Elle ne s'accompagne d'aucun pouvoir législatif comparable à celui d'un État, et ne crée aucune frontière : la Sámi Homeland reste sous droit finlandais.

Conséquence directe pour un voyageur : le Parlement sami peut publier des recommandations et des certifications, il ne peut pas interdire à une entreprise non samie de vendre un « village sami ». C'est tout l'objet de ce qui suit.

Renne adulte en liberté sur une dalle rocheuse en lisière de forêt, en Laponie finlandaise

L'élevage de rennes est un métier, pas un décor

L'élevage de rennes est l'activité traditionnelle emblématique du peuple sami et un élément central de son identité. C'est d'abord une production : l'animal se valorise en viande, en peau et en bois.

Les troupeaux pâturent librement sur de vastes surfaces et ne sont rassemblés qu'à l'automne et au printemps, pour le tri et le marquage. Ce que voit un visiteur, c'est un petit groupe habitué à l'homme, pas le troupeau de production.

La réalité économique est plus nuancée que l'image d'Épinal. Une partie seulement des Samis vit principalement de l'élevage : beaucoup sont enseignants, artistes, juristes ou guides, et de nombreuses familles gardent quelques rennes pour des raisons culturelles autant qu'économiques.

Le tourisme joue d'ailleurs un rôle croissant dans certains élevages samis d'Inari et d'Enontekiö, qui combinent le troupeau, l'accueil, le guidage et l'artisanat. Ce modèle existe, il est simplement situé au nord et rarement vendu depuis Rovaniemi.

Deux règles valables partout en Laponie, rappelées par le Sámediggi. Faire peur à un renne est interdit par la loi. Et on n'approche un troupeau que guidé par son propriétaire, ce qui exclut d'aller voir de plus près celui qu'on croise au bord d'une route.

Ce que le Parlement sami reproche au tourisme

Le Sámediggi a adopté le 24 septembre 2018 ses principes pour un tourisme sami responsable et éthiquement durable. L'objectif affiché par le texte officiel est de mettre fin au tourisme qui exploite la culture samie et d'éliminer les informations erronées diffusées par le tourisme.

Les lignes directrices nomment cinq catégories de dérives, et le vocabulaire est le leur : usurpation d'identité culturelle, appropriation culturelle, traditions inventées, traditions empruntées, et l'ensemble formé par les stéréotypes, l'exotisation, la zoo-ification et la primitivisation.

Sur le costume traditionnel, le gákti, la règle est explicite. Si une personne porte un costume sami sur une image touristique, cette personne doit être samie, le costume doit être authentique, et il doit être porté conformément au droit coutumier sami.

Trois exemples documentés, pas des impressions

  • Les costumes portés par des non-Samis. La revue académique Arctic Review rappelait en 2022 que l'industrie touristique de Rovaniemi a été critiquée pour faire porter des habits samis à des employés non samis.
  • Les chamanes et les sorcières. Interrogée par l'AFP le 24 décembre 2019, la présidente du Parlement sami Tiina Sanila-Aikio expliquait que des visiteurs demandent quotidiennement où voir « les chamanes et les sorcières samies », une image créée de toutes pièces par l'industrie touristique.
  • La manifestation de Rovaniemi. Un rapport du programme européen Interact, publié en 2023, documente une manifestation de Samis à Rovaniemi contre l'usage de vêtements samis, de l'élevage de rennes et de la culture samie par des entreprises touristiques non samies.

S'y ajoutent les « villages samis » reconstitués pour les visiteurs, signalés notamment autour de Rovaniemi et du Santa Claus Village. Les lignes directrices sont sans ambiguïté sur ce format : un village sami au milieu d'un parc d'attractions, exploité par une société non samie, est un décor.

Le sujet a pris une dimension foncière en 2025. L'enquête publiée fin septembre par le Guardian avec plusieurs médias européens chiffre à 2,7 millions de m² la nature perdue dans un rayon de 10 km autour de Rovaniemi et de cinq autres pôles touristiques, la moitié attribuable au tourisme, avec des projets sur des forêts anciennes utilisées pour l'élevage de rennes.

Les traditions empruntées : chiens, igloos et costumes

La catégorie des « traditions empruntées » désigne des pratiques venues d'ailleurs mais présentées comme locales. Elle vise en premier lieu le traîneau à chiens, qui n'appartient pas à la tradition samie.

Les lignes directrices la jugent particulièrement problématique quand elle s'implante sur des zones de pâturage de rennes, où elle entre en conflit direct avec un mode de vie. Nous traitons cette activité pour elle-même, et l'état des chenils, dans notre page sur le traîneau à chiens.

Même logique pour les hôtels-igloos, inspirés d'autres régions arctiques et critiqués par des voix samies comme un élément de plus dans une image homogénéisée du Nord. Cela ne dit rien de la qualité de la nuit, que nous détaillons dans notre comparatif sur dormir en igloo de verre, mais cela dit ce que ce n'est pas.

Le point commun de ces produits n'est pas d'être mauvais. C'est d'être vendus avec un vocabulaire qui ne leur appartient pas, et de laisser croire au visiteur qu'il a rencontré une culture alors qu'il a acheté une prestation de loisir.

Comment reconnaître une prestation réellement samie ?

Quatre critères ressortent des lignes directrices du Sámediggi et des guides de tourisme responsable. Ils se vérifient en dix minutes sur le site de l'opérateur, avant de payer.

CritèreSigne favorableSignal d'alerte
Propriétél'entreprise s'affiche comme samie, ou comme la ferme d'une famille d'éleveurs nomméeaucune personne identifiable, aucun nom de village
Lien communautairehistoire de la famille, langue, artisanat duodji, vie du villagespectacle standardisé vendu depuis une grande ville touristique
Contenurien d'inventé, costumes et symboles employés dans leur contextechamanes, sorcières, « village sami » dans un parc d'attractions
LocalisationInari, Enontekiö, Utsjoki, nord de SodankyläRovaniemi, Levi et les stations situées plus au sud

Pour l'artisanat, un seul repère suffit et il est visuel : le label Sámi Duodji. Il distingue une pièce faite par un artisan sami d'un souvenir industriel qui en reprend les motifs.

Le Parlement sami a par ailleurs annoncé en 2025 un certificat de tourisme sami responsable, développé avec un financement UE-NextGenerationEU. Il devrait, à terme, rendre ce tri beaucoup plus simple qu'il ne l'est aujourd'hui.

Que faire si vous ne montez pas jusqu'à Inari ?

C'est le cas le plus fréquent, et il n'a rien de honteux. La réponse honnête tient en une phrase : voyez des rennes, apprenez le métier d'éleveur, et n'appelez pas cela de la culture samie.

Les fermes de rennes accessibles depuis Rovaniemi sont des exploitations finlandaises, souvent familiales, situées au sud de la limite juridique. Une famille d'éleveurs qui explique son travail a beaucoup à raconter, et c'est déjà une bonne raison d'y aller.

Voir des rennes, sans acheter une identité : les visites de fermes de rennes au départ de Rovaniemi sont des exploitations finlandaises et non des fermes samies. Ce sont de bonnes activités animalières, familiales et accessibles, à condition de savoir ce qu'on achète. Écartez tout produit qui se présente comme sami, comme un village sami ou comme une rencontre avec des chamanes : ces trois formulations sont précisément celles que le Parlement sami dénonce.

Voir les fermes de rennes →Liens partenaires : réserver via ces liens soutient le site, sans surcoût pour vous.

Un dernier repère très concret sur ces produits : la balade en traîneau fait le plus souvent 400 à 500 m sur une piste fermée, pour un programme facturé 70 à 130 € par adulte. Le détail des fermes, des distances et des prix relevés est dans notre comparatif sur la ferme de rennes à Rovaniemi.

Aurore boréale verte au-dessus d'une forêt enneigée près d'Inari, dans le nord de la Laponie finlandaise

Où rencontrer une culture samie vivante ?

Dans la Sámi Homeland elle-même, où la culture n'est pas une prestation mais un quotidien. Trois portes d'entrée, par ordre d'accessibilité depuis Rovaniemi : Inari, Enontekiö, Utsjoki.

Inari est la plus documentée. Le village accueille le musée Siida, consacré à la culture samie et à la nature du nord, et le centre culturel Sajos où siège le Parlement sami. Les deux se visitent, et c'est le point de départ logique.

La contrainte est la distance. Inari se situe à 320 à 340 km au nord de Rovaniemi, ce qui exclut l'excursion à la journée. Prévoyez une voiture ou un bus longue distance, et au moins une nuit sur place.

Ce détour a un bénéfice annexe qui n'a rien de culturel : la région d'Inari est beaucoup plus sombre que les abords de Rovaniemi, et les conditions d'observation des aurores y sont nettement meilleures. Si vous hésitez sur votre base, comparez-la aux autres dans notre page sur Rovaniemi, Levi ou Saariselkä.

Sur place, le Parlement sami a publié en 2022 un guide du visiteur responsable, en ligne et gratuit. Il s'adresse autant aux voyageurs qu'aux opérateurs, et c'est la source à consulter avant de partir plutôt qu'une brochure commerciale.

Cinq règles de savoir-vivre, données par le Sámediggi

  • Vous êtes l'invité d'un paysage culturel habité, pas d'un parc. La vie privée des habitants et les coutumes locales s'appliquent comme partout ailleurs.
  • Ne faites pas peur aux rennes, c'est interdit par la loi finlandaise, et n'approchez un troupeau que guidé par son propriétaire.
  • Ne portez pas de costume sami et n'en achetez pas d'imitation. La règle vaut pour les particuliers comme pour les prestataires.
  • Respectez les cycles saisonniers de la nature et les besoins de l'élevage, notamment pendant les périodes de rassemblement des troupeaux.
  • Achetez sami quand vous achetez : produits, services et artisanat portant le label Sámi Duodji plutôt que des souvenirs industriels à motifs.

Ces règles ne réclament aucun effort particulier. Elles demandent surtout de renoncer à une idée reçue : celle d'un Nord décoratif, disponible et sans habitants, que le marketing touristique a mis un siècle à construire.

Sources

Parlement sami de Finlande (Sámediggi) : principes pour un tourisme sami responsable et éthiquement durable adoptés le 24 septembre 2018, guide du visiteur responsable publié en 2022, pages de recommandations aux visiteurs, et annonce en 2025 d'un certificat de tourisme sami responsable financé par UE-NextGenerationEU.

Note d'information du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies sur la Finlande et loi finlandaise sur le territoire d'origine sami pour les limites de la Sámi Homeland. Constitution finlandaise de 1999 pour l'autonomie culturelle. Britannica et Wikipédia pour l'étendue de Sápmi, l'étymologie de « Lapp » et la répartition de la population.

AFP, 24 décembre 2019, entretien avec Tiina Sanila-Aikio, alors présidente du Parlement sami. Arctic Review, 2022, sur les habits samis portés par des employés non samis à Rovaniemi. Rapport Interact 2023 pour la manifestation de Rovaniemi. Enquête du Guardian et de plusieurs médias européens, fin septembre 2025, pour le volet foncier.

Thèse de Doriana Plesa, université de Laponie, sur l'appropriation de la culture samie par le tourisme. Visit Finland, dossier sur la rencontre avec les Samis. Statistiques régionales de Lappi pour le nombre de locuteurs de langues sames. Données vérifiées en septembre 2026.

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Questions fréquentes

Combien y a-t-il de Samis aujourd'hui ?
Entre 80 000 et 100 000 personnes réparties sur quatre pays : la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. C'est le seul peuple autochtone de l'Union européenne. En Finlande, ils sont environ 10 000, installés principalement dans les communes du nord du pays. Ils y restent minoritaires, y compris à l'intérieur de leur propre territoire d'origine.
Rovaniemi fait-elle partie du territoire sami ?
Non. Le territoire d'origine sami défini par la loi finlandaise se limite à Enontekiö, Inari, Utsjoki et au nord de Sodankylä, tous situés nettement plus au nord. Rovaniemi est la capitale administrative de la région de Laponie et le principal centre touristique du pays, mais il n'y a pas de communauté samie locale. C'est le point de départ de la plupart des critiques adressées au tourisme dit sami de la ville.
Faut-il dire « sami » ou « lapon » ?
Sami, pour les personnes, et Sápmi pour leur territoire traditionnel. « Lapon » est un exonyme dont les étymologies renvoient à « chiffon » ou à « simple d'esprit », et il est aujourd'hui largement perçu comme offensant. « Laponie » reste correct pour désigner la région géographique ou les régions administratives des quatre pays. Le mot décrit un territoire, pas un peuple.
Peut-on visiter une ferme de rennes samie depuis Rovaniemi ?
Pas depuis Rovaniemi. Les fermes accessibles autour de la ville sont des exploitations finlandaises, souvent familiales, situées au sud de la limite juridique du territoire sami. Elles restent intéressantes pour ce qu'elles sont : une rencontre avec des éleveurs et leur métier. Des élevages samis ouverts aux visiteurs existent, mais en Inari et en Enontekiö, à plus de 300 km au nord.
Pourquoi le Parlement sami critique-t-il le tourisme ?
Parce que sa culture est vendue par des entreprises qui n'en font pas partie. Ses principes adoptés le 24 septembre 2018 visent explicitement à mettre fin au tourisme qui exploite la culture samie et aux informations erronées diffusées par le marketing. Le texte nomme cinq dérives : usurpation d'identité culturelle, appropriation culturelle, traditions inventées, traditions empruntées, et stéréotypes accompagnés d'exotisation et de primitivisation.
Comment savoir si une excursion est vraiment samie ?
Quatre vérifications suffisent avant de réserver : la propriété samie affichée noir sur blanc, un lien communautaire nommé (une famille, un village, la langue, l'artisanat duodji), un contenu sans tradition inventée, et une localisation dans la Sámi Homeland. À l'inverse, trois formulations doivent faire renoncer : « village sami » dans un parc d'attractions, spectacle de chamanes ou de sorcières, et costume porté par un personnel dont rien n'indique qu'il est sami.
Où voir une exposition sérieuse sur la culture samie ?
À Inari, au musée Siida, consacré à la culture samie et à la nature du nord. Le village abrite aussi le centre culturel Sajos, siège du Parlement sami, qui se visite. Inari se trouve à 320 à 340 km au nord de Rovaniemi, ce qui exclut l'aller-retour dans la journée. Il faut une voiture ou un bus longue distance, et au moins une nuit sur place.
L'auteur

Camille Rousset

Rédactrice en chef

Camille couvre les destinations nordiques depuis dix ans. Elle vérifie chaque prix et chaque horaire à la source, et refuse d'écrire une donnée qu'elle ne peut pas dater.